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[maj] ''Infrastructure de mutualisation'' : ou comment vous êtes tous épiés sans le savoir Par adrien_s, le 04 Juillet 2013 21:43:45

Tags : newsinternetviePrivéeespionnageBigBrothergroumpf


Edward Snowden n'a pas fait que mettre à jour de la merde aux US.

Apparemment, la France a exactement le même genre de chose (c'est DGSE son p'tit nom).

Mais le nôtre est pire, parce qu'il n'a aucun cadre légal, et en plus c'est bien nous, citoyens français qui sommes épiés, et pas les étrangers.

Etant donné que c'est censé "aider la lutte anti-terroriste", cela veut donc dire que l'Etat français lui-même considère tous les citoyens sans exception comme des terroristes.

Il est beau, le pays de la liberté, égalité, fraternité. Le pays des "droits de l'homme". Là on comprend tout de suite mieux pourquoi Hollande (pardon: Monsieur) a refusé la demande d'asile d'un homme qui a tout de même foutu toute sa vie en l'air pour prévenir les gens de ce qu'il se passe dans leur dos.

Et là, c'est toutes les communications électroniques qui sont visées (téléphone, e-mails, etc).

Leur but étant de pouvoir retracer toute l'historique de la vie d'une personne.
Rien que ça.

Intimité, ça ne vous dit rien ? Bande de merdes.

Au fait, la DCRI ça ne vous rappelle rien ? Mais si, celle qui a voulu mettre en prison un pauvre contributeur de wikipédia pour avoir "aidé" à maintenir une page sur eux sur l'encyclopédie libre...

J'ai presque honte d'être français, là.

Mise à jour (08/07/2013) : Apparemment, les services de renseignement collecte de données personnelles des pays occidentaux (donc la DGSE pour nous) sont connectés avec la NSA, qui coordonne le tout...
C'est de pire en pire.
Et encore, Edward Snowden n'a pas encore révélé tous les documents qu'il possède !
Je crains le pire...

Sources :
Numerama.com - La France a aussi son PRISM pour espionner les communications
PC INpact - Infrastructure de mutualisation, le programme Prism à la française
PC INpact - Snowden : la NSA est « de mèche » avec la plupart des pays occidentaux


Etre absent de Facebook : signe de terrorisme ? Par adrien_s, le 07 Juillet 2013 14:49:01

Tags : mylifegroumpfinternetviePrivéeonSeFoutDeVotreGueule


Ah oui ?

Sérieusement ?
Ne pas avoir de compte facebook signifie être anormal ??
En être absent signifie être potentiellement un dangereux psychopathe ??
Mais allez vous faire enfiler par un éléphant vert en rut !!
Je proteste.
Oui, j'ai un compte facebook.
Mais c'était essentiellement pour renouer des contacts.
Mais maintenant que je peux partager mes contenus et mes opinions sur mon site je ne vais pas me gêner.
C'est impensable d'en être arrivé .
Ce genre d'idée à la chiasse de moule, ça devrait être banni. Interdit.

Oui, je rage.

Mais à raison.

Vous n'avez pas de connexion internet et avec donc été "privé" de facebook pendant 3 mois ? C'est que vous êtes un terroriste qui veut faire sauter des immeubles aux USA.

Vous n'avez pas du tout de compte facebook parce que vous n'aimez pas qu'ils se torchent avec vos données personnelles en public ? Vous êtes donc forcément membre d'Al-Qaida.

Si après avoir lu ça, vous voulez encore rester dessus "parce que c'est plus pratique et que de toute façon je n'ai rien à cacher", c'est que :

  • Vous n'avez rien compris à la vie
  • Vous devriez très vite regarder cette vidéo
  • Réfléchissez, pourquoi vous avez vu votre poitrine (ou vos pectoraux, rayez la mention inutile) sur une bannière publicitaire vantant les mérites d'un site de rencontres "chaudes" (ou autre truc apparenté) ?
  • Vous devriez songer à essayer la vie réelle, vous verrez ça marche mieux et c'est gratuit, pas besoin de payer un quelconque service (eh oui, facebook c'est pas gratuit, c'est juste que le produit à vendre c'est vous).

Il faut réagir.

Tous.
Si tout le monde réagit et proteste, peut être arrêteront-ils de nous prendre pour des demeurés qui ne pensent qu'à "suivre les autres". Faut avoir un peu d'initiative dans la vie, merde.

Si je vous ai choqué, tant mieux. C'était le but : vous faire réagir.

Si vous pensez que cet article n'est pas pour les enfants en bas âge, eh bien moi je vous répondrait que de toute façon un enfant de 10 ans n'à rien à faire sur Facebook.

Voili voilou, c'était la gueulante du jour.

Sinon bah bonne journée et faites attention aux données que vous donnez gentiment aux services de renseignements en tous genres qui peuvent ainsi retracer toute votre vie jusqu'au moindre petit-ami/petite amie, voire même combien de fois vous avez eu la gastro (j'exagère à peine).

Source:
Konbini.com - Être absent de Facebook fait de vous une personne “suspecte”


Floride : Interdit d'aller sur Internet ? Par adrien_s, le 10 Juillet 2013 09:29:46

Tags : newsinternetgroumpfinformatiqueonSeFoutDeVotreGueuleloisStupides


En voulant interdire un quelconque accès aux jeux d'argent, illégaux (eh oui, encore du lobbying... :/) la Floride vient tout simplement d'interdire... n'importe quel appareil connectable à Internet (bawi, y'a des "jeux d'argent" sur la Toile).

*facepalm*

Interdire les machines à sous physiques, OK.

Mais interdire carrément aux résidents de Floride d'avoir un PC, un smartphone ou une tablette... parce qu'il a un accès Internet !! On va où la ??
A la base c'était dirigé contre les cybercafés qui font office de casino numérique. OK, c'est louable.
Mais merde, quoi ! Arriver à interdire tout appareil ayant un accès Internet ! N'allez pas me dire que ce n'est pas de la dictature, ça.

Espérons que cette vaste blague ne passera pas.

Le pire c'est que ça viole rien de moins que la constitution de la Floride (promotion de la communication de l'information et des idées) ...
Dites les gars, ça vous ferait chier de vérifier ce que vous faites avant de nous pondre de la merde ? Hein ?

Bon, allez, salut.

Source:
PC INpact - En voulant s'attaquer aux machines à sous, la Floride interdirait les PC


Recherche libre Par adrien_s, le 22 Juillet 2013 15:08:02

Tags : internetinformatiquesitelogicielLibrerecherche


Salut à tous :D

Je viens de déployer YaCy sur mon serveur. Si vous ne connaissez pas, il s'agit d'un logiciel de moteur de recherche en P2P (décentralisé donc, contrairement à nos chers Google, Bing et j'en passe).

C'est du java, donc mon petit serveur ça ne lui plaît pas trop (le CPU tourne à fond là), donc je ne sais pas si à terme je le laisserai.

Mais c'est une expérience à tenter.

Si vous voulez essayer c'est .


Nouveau serveur :D Par adrien_s, le 26 Juillet 2013 10:16:21

Tags : internetsitenewsinformatiqueovhserveur


Bonjour à tous :)

J'ai commandé un serveur dédié chez OVH chez qui j'ai actuellement un abonnement xDSL dont je suis content.

J'ai pris un truc de base (kimsufi 2G) à peu près équivalent à ce que j'ai actuellement chez moi, sauf le disque dur qui est bien plus gros (500GB) et la connexion qui sera ici à 100Mbps vu que c'est dans leurs datacenters donc en fibre optique (et puis comme ça il sera dispo H24).

Je commencerai par dupliquer la config et les données de mon serveur original puis je garderai l'ancien pour faire un miroir de temps en temps.

L'adresse du nouveau sera intégrée sur mon domaine actuel (plus simple).

Je vous tient au courant.


Utilisation de la recherche Google Par adrien_s, le 06 Septembre 2013 10:58:58

Tags : internetinformatiquerecherchetrucsAstuces


Bonjour à tous :)

Aujourd'hui, on va parler de quelque chose que tout le monde connaît mais qui n'est pas forcément bien utilisé : la recherche Google (ici si vous savez pas :p ).

Comment chercher plus efficacement

Lorsque vous avez quelque chose à chercher, une question en suspens, le premier réflexe de l'internaute standard est de rechercher sur Google. Même si leur politique en terme de confidentialité et le récent scandale à propos de PRISM et compagnie me conduisent à plutôt essayer de m'en éloigner, il faut admettre que leur moteur de recherche est bien utile (vous pouvez néammoins essayer DuckDuck Go ou Start Page si le cœur vous en dit).

Mais le souci, c'est que les gens ne savent pas chercher. Prenons un exemple : Alice cherche une recette de cuisine, le cake aux olives par exemple. La plupart des gens, dans sa situation, vont taper comme recherche "comment est-ce qu'on fait un cake aux olives s'il vous plaît ?". Bon je grossis un peu le trait, mais c'est l'idée.

Taper la question ne sert à rien. Ben non, Google n'est pas une personne qui lit et répond aux questions. C'est une machine (plein en fait) qui recherche les mots que vous tapez sur les pages web.
Ici, il cherchera donc les pages contenant les mots "cake" et "olive" (jusque là tout va bien), mais également "comment", "qu'on", "?", etc.
Il ne sert à rien de faire des phrases. Au contraire, plus votre recherche sera précise et ciblée, plus vite vous trouverez ce que vous cherchez. L'exemple précédent peut être raccourci en "recette cake olives". Oui c'est aussi simple que ça. Et voici la différence : avant, après.

Dans le premier cas, on tombe principalement sur des forums de discussion.

Dans le second, les résultats sont bien plus ciblés.

Recherches inutiles

On va maintenant aborder une situation que j'ai souvent vu :

Marc est sur son ordinateur. Il souhaite aller sur facebook.
Il tape donc "facebook.com" dans Google et clique sur le lien.

Stooooop !!

Tu viens de faire deux âneries Marc (désolé s'il y a un Marc qui me lit :P ) :

  1. Tu donnes à Google tous les détails des sites sur lesquels tu vas (si tu utilises Google Chrome aussi cela dit).
  2. Tu tape une adresse dans Google !!

Pourquoi taper une adresse dans Google au lieu de la taper dans la barre d'adresse ? C'est fait pour ça non la barre d'adresse ?

Si vous tapez facebook.com dans la barre d'adresse, vous avez la même chose à retenir et c'est plus rapide.
Et surtout vous évitez de passer par Google Les Grandes Oreilles.

Et puis tiens tant qu'on y est évitez aussi Facebook ça ne peut pas vous faire de mal.

Et si vous souhaitez conserver une adresse particulière, il existe les marque-pages (sur tous les navigateurs existants). Normalement vous trouverez une petite étoile soit sur la barre d'adresse (cas de Firefox), soit un peu à côté.

Vous pouvez en garder autant que vous voulez et c'est bien utile.

Les opérateurs

Il existe des mots clés et des syntaxes particulières permettant d'affiner la recherche.

inurl:text par exemple, vous permettra de chercher les pages contenant text dans leur adresse.

Très utile pour chercher sur un site donné.

intext: vous permet de rechercher un texte donné dans une page.
+ devant un mot force son apparition, - permet de l'exclure.
" permet de chercher une expression donnée littéralement.
link: permet de chercher les pages pointant sur une adresse donnée.

Vous pouvez lire ce document qui vous liste tous les opérateurs Google (en anglais).

Merci de m'avoir lu :)


Why not FB — Quelles sont les raisons qui peuvent pousser à ne pas utiliser Facebook (ou à supprimer son compte) Par adrien_s, le 16 Décembre 2013 10:39:47

Tags : internetviePrivéeBigBrotherfacebook


Salut à tous : )

Ce qui va suivre est un dossier qui a été écrit par Wildfier et Shinsaru (des amis à moi).
À l'origine, ils devaient dans le cadre d'un exercice créer une page facebook mais comme ils ne s'en servent pas, l'exercice est devenu :

« Écrivez un dossier sur le sujet : "Pourquoi je n'utilise pas Facebook". »

Je vous le recopie ici car je trouve que c'est intéressant et que ça reflète assez mon avis sur le sujet.

Bonne lecture : )


Ecrit le 06/12/2013 par Wildfier et Shinsaru

Mis en forme pour Markdown et corrigé par adrien_s

Si c'est gratuit, c'est vous le produit

ou

Pourquoi non à Facebook

Introduction

Suite à notre relatif échec à un exercice consistant à créer une page Facebook et à obtenir le plus de j'aime possible, nous avons eu l'occasion de nous interroger et de nous expliquer sur la cause de cet échec : pourquoi nous n'aimons et n'utilisons pas Facebook. Ce dossier va essayer de répondre à cette question en présentant tout d'abord ce qu'est Facebook et comment le site fonctionne, quels problèmes il pose, particulièrement en matière de vie privée.

I. Qu'est ce que Facebook ?

Facebook est un site Web de réseautage social permettant de publier des informations (photographies, liens, textes, etc.) en contrôlant leur visibilité par différentes catégories de personnes. L'utilisateur cède à Facebook des droits de réutilisation sur toutes les données qu'il publie. Les pages et groupes visant à faire connaitre des institutions, des entreprises ou des causes, peuvent être consultés par n'importe quel internaute, mais les noms des membres sont occultés. Il est controversé en raison d'atteintes alléguées à la vie privée.

Facebook réalise en 2012 une introduction en bourse originale, réduisant à 1 % les commissions versées aux banques et obtenant une valorisation de 104 milliards de dollars.

En octobre 2012, Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, annonce que le site regroupe plus d'un milliard de membres actifs. Selon Alexa Internet, c'est en août 2013 le deuxième site le plus visité au monde après Google.

Le réseautage social se rapporte à l'ensemble des moyens mis en œuvre pour relier des personnes physiques ou morales entre elles. Avec l'apparition d'Internet, il recouvre les applications Web connues sous le nom de service de réseautage social en ligne. Ces applications ont de multiples objectifs et vocations. Elles servent à constituer un réseau social en reliant des amis, des associés, et plus généralement des individus employant ensemble une variété d'outils dans le but de faciliter, par exemple, la gestion des carrières professionnelles, la distribution et la visibilité artistique ou encore les rencontres privées.

1. Principe de base

Comme application de réseau social, Facebook permet à ses utilisateurs d'entrer des informations personnelles et d'interagir avec d'autres utilisateurs. Les informations susceptibles d'être mises à la disposition du réseau concernent l'état civil, les études et les centres d'intérêt. Ces informations permettent de retrouver des utilisateurs partageant les mêmes intérêts. Ces derniers peuvent former des groupes et y inviter d'autres personnes. Les interactions entre membres incluent le partage de correspondance et de documents multimédias. Un principe également retrouvé sur d'autres réseaux sociaux, généralistes comme Orkut ou s'adressant au monde des affaires comme Viadeo.

2. Evolution

Facebook est né à l'université de Harvard : c'était à l'origine un réseau social réservé aux étudiants de cette université, avant de devenir accessible aux autres universités américaines. La vérification de la provenance de l'utilisateur se faisait alors par une vérification de l'adresse électronique de l'étudiant.

Depuis 2006, le site s'est petit à petit ouvert et tout le monde est désormais libre de s'y inscrire. Des investisseurs privés l'ont financé et le site arrive à entrer en bourse. Durant toute son évolution, la politique de Facebook a progressivement évoluée vers le tout public.

3. Modèle économique

Facebook est un réseau social et ses utilisateurs l’utilisent pour beaucoup de choses (communiquer, créer des événements, partager des photos, etc.), mais certainement pas dans un comportement incluant une intention d’achat.

Sans même rentrer dans la psychologie du consommateur, on ne peut que constater les limites du système de publicité proposé par Facebook Ads. Des annonces déjà microscopiques et encore limitées dernièrement (texte de moins de 90 caractères, image de 100×72 pixel), et qui plus est camouflées dans la sidebar, bien loin de l’objet d’attention du consommateur : la timeline.

Mais voilà, depuis l’introduction en bourse de Facebook, cette stratégie de monétisation s’est accélérée... Pourquoi ? Tout simplement parce que Facebook est avant tout une entreprise, et maintenant une entreprise qui a des investisseurs à satisfaire. Nous pensons que beaucoup de gens oublient cet aspect et dénigrent de manière trop directe la stratégie adoptée par Facebook.

Facebook utilise vos données personnelles comme monnaie d'échange, car tout ça a un prix. Les systèmes centralisés coûtent chers (c’est pour ça que le minitel s’est fait supplanter par Internet). Facebook vient de créer sa monnaie virtuelle, il s’agit en fait d’une toute petite partie de l'énorme monnaie d’échange que constitue votre profilage, vos données. Vous savez à quel point il s’agit d’une source que les publicitaires (et les gouvernements) sont prêts à s’arracher.

II. Quels problèmes pose Facebook ?

La place actuelle de Facebook dans notre société pose un grand nombre de problèmes :

1. CGU

Commençons pas les Conditions Générales d'Utilisation (CGU) de Facebook qui sont pour le moins draconiennes. En vous inscrivant sur le site vous acceptez :

  • De céder la propriété de tout ce que vous postez sur le site à Facebook ;
  • D'être traqué sur d'autres sites ;
  • Que toutes vos informations soient partagées avec d'autres services ;
  • De ne pas utiliser de pseudo et que tout ce que vous mettez en ligne soit vrai ;

Ces termes permettent à Facebook d'exploiter de manière illimitée vos données. Vous leur en avez cédé la propriété, donc elles leurs appartiennent. De plus le site est capable de continuer à engranger des données sur vous par l'intermédiaire d'autres sites à la manière de Google. Ne soyez donc pas surpris si vous vous retrouver sur une publicité parce qu'un de vos amis a posté une photo de vous qui a particulièrement plu à un publicitaire.

Bien sûr, le dernier point n'est pas toujours respecté. Cependant, l'idée est bien que vous êtes censé donner des informations sur vous pour qu'elles puissent être vendues. Car lorsque vous donnez des informations à Facebook vous leurs fournissez de la matière première à vendre. Vous travaillez donc bénévolement pour Facebook.

2. Désociabilisation par abus

Le réseau désociabilise, puisque les utilisateurs de Facebook y deviennent si addicts qu'ils ne conçoivent plus de correspondance en dehors de ce dernier. Le problème, c’est l’efficacité réelle d’un tel site social. C’est très bien d’aller regarder ce que font les gens, de les voir dans des situations ridicules, de se moquer de leurs goûts douteux ou de se demander qui est vraiment leur ami. C’est très bien d’échanger instantanément des vidéos, des liens de chatons et le nouveau tube de Kylie avec ses copines. Mais après des heures à rire tout seul derrière son écran, on se dit qu’on aurait quand même préféré discuter avec Pierre par VoIP ou aller boire un verre avec Paul au café d’à côté. Ou encore inviter Jacques à manger ce couscous dont personne ne comprend la recette. Être sur Facebook, c’est être comme les vieilles dames qui passent leur temps à la fenêtre à épier les autres car cela fait longtemps qu'il ne se passe plus rien dans leur vie. Spammer les gens avec ses photos et passer son temps à mettre son profil à jour, c’est encore plus effrayant : c’est comme passer son temps avec un faux micro devant la glace à avoir l’air cool en chanteuse-à-succès-que-tout-le-monde-adule-alors-que-personne-n'y-croyait-même-pas-sa-mère.

3. Réseau tentaculaire centralisé

Facebook devient bien la pieuvre hyper-tentaculaire du Web : avec son nouveau système d’authentification et sa nouvelle fonction de recommandation, vous serez connectés à Facebook à chaque fois que vous allez sur un site lié. Vous êtes peut-être familiers avec la notion de cookies, ces fichiers qui permettent de vous identifier et d’y associer des informations, vous comprenez à quel point Facebook à mis en place un système de « cookies » très performant et très intrusif.

Les sites que vous visitez en sauront beaucoup plus sur vous (même si vous n’avez pas accordé à ces sites l’accès à vos informations, il suffit de les avoir donné à Facebook) car vous serez automatiquement identifié via votre identité Facebook, qui devient ainsi le point de contrôle de toute votre identité virtuelle. Parallèlement, vos actions sur ces sites sont envoyées à Facebook pour alimenter les données vous concernant et donc améliorer votre profilage. De même, le peu de contrôle que vous aviez sur les applications Facebook vient d’être encore diminué.

4. Pouvoir accordé à une entité privée

Le Web est un hyper-média sur Internet. Le schéma d’Internet doit s’appliquer aussi au Web. Rien techniquement ne justifie que l’on centralise d’une telle manière le Web et qu’on le réduise à Facebook (comme montré dans la partie précédente) . Le faire, c’est donner un immense pouvoir à une seule instance de contrôle, sur laquelle vous n’avez en tant qu’utilisateur aucun droit. Vous ne votez pas. Ceux qui votent, ce sont les actionnaires, et si l’on en croit une enquête du Guardian ce ne sont pas de simples boursicoteux. Il y a là une arrière-pensée techno-politique.

La CIA a été actionnaire de Facebook : il s'agit en effet d'un merveilleux moyen de savoir ce que tous les citoyens pensent. Pour faire une comparaison volontairement choquante, la STASI avait infiltré 10 % de la population d'Allemagne de l'Est alors que Facebook atteint par exemple 88 % de la population de l'Islande. Sans compter que le rythme auquel les informations sont déposées sur Facebook est bien plus grand que ce que pouvaient faire les agents de la STASI.

Or que veut dire contrôle, dans un système d’hyper-média comme le Web ? Ça veut dire que la possibilité de censure s’exerce non seulement à l’intérieur du réseau, mais aussi à l’extérieur, puisque c’est Facebook qui, telle une pieuvre hyper-tentaculaire, tire toutes les ficelles. Nous parlons de censure, vous pensez que le mot est fort ? Il ne l’est pas. WikiLeaks par exemple, un site Web qui combat la censure et défend la liberté de la presse s'est vu supprimer sa page Facebook :

WikiLeaks Facebook page deleted together with 30,000 fans... boiler plate response includes ... promotes illegal acts ...

WikiLeaks - Twitter

De plus comme Google, Facebook songe à se proposer comme Fournisseur d'Accès à Internet. Ces deux géant du Web seraient plus que des FAI et il serait totalement utopique de croire que leurs intérêts premiers soient compatibles avec la neutralité du net que sont censés respecter les FAI. On a déjà assisté à la censure des publicités en provenance de Google par Free à cause de leur différent à propos de Youtube notamment, l'hyper-centralisation du Web déjà opérée par Facebook serait encore plus grande, et leur contrôle sur le média qu'est Internet serait presque absolu.

Nous y reviendrons dans la troisième partie qui est centrée sur la notion de vie privée mais si vous doutez encore de l'immense pouvoir que représente la possession et le contrôle de la moindre de vos données personnelles, lisez juste cette citation :

A partir d'une carte de crédit Visa, il est possible de prévoir un divorce un an avant que vous ne le sachiez vous même et cela uniquement en regardant vos habitudes d'achat. Alors imaginez ce que Google ou Facebook peuvent savoir sur vous. Si on vous diagnostique une maladie grave, la première personne à le savoir, ce n'est ni vos parents, ni vos amis proches, ni vos enfants, votre maris ou votre femme, c'est Google.

Rick Falkvinge - Fondateur du Parti Pirate Suédois

5. Soutien des dictatures

Avec l'énorme pouvoir doné à Facebook, il fallait s'attendre à ce que cela tourne mal. Il y a quelques temps, un groupe promouvant la séparation de l’Église et de l’État au Maroc a été supprimé, tout comme fut supprimé le compte du créateur du groupe. Cela est inévitable. Toute système aussi centralisé et contrôlé que Facebook aboutira inévitablement à de la censure. Internet a été conçu de manière décentralisée en partie dans cet objectif d'empêcher un quelconque contrôle de la part d'une entité unique.

Un autre exemple : l'Azerbaïdjan, pays classé 162ème sur 179 sur la liberté de la presse accueille en 2012 le Forum sur la Gouvernance de l'Internet des Nations Unies. L'idée étant de montrer que le pays respecte la liberté d'expression en disant que tout le monde peut accéder à l'Internet - et plus particulièrement Facebook - librement. Ce qui est évidemment éludé, c'est le fait que mettre quoi que ce soit en ligne qui déplait aux dirigeants, c'est s'exposer au risque d'être repéré et arrêté. On l'a bien vu lors du Printemps Arabe. Facebook livrait des informations aux dictateurs, et malgré l'image de formidable support de la révolution que le site s'est donné, il n'a fait qu'aider les tyrans pour l'argent. Il ne faut pas croire que Facebook a aidé la révolution. Le véritable support de celle-ci est Internet et plus particulièrement les messages chiffrés circulant dessus, mais surtout pas un site web tel que Facebook.

Dans un registre de régime plus démocratique, Facebook a surtout été un instrument de promotion de la campagne d'Obama et rien n'indique qu'il n'est pas à ce titre utilisé à fins de propagande pour la promotion des intérêts des États-Unis, ce qui en ferait le pire instrument de manipulation jamais conçu.

III. La fin de la vie privée

Parmi les problème posés par Facebook, un en particulier mérite une partie à part entière. En effet menacer la vie privée implique bien des choses. Mais tout d'abord définissons un peu ce concept :

La vie privée est la capacité, pour une personne ou pour un groupe, de s'isoler afin de se recentrer sur sa vie et de protéger ses intérêts. Les limites de la vie privée ainsi que ce qui est considéré comme privé diffèrent selon les groupes, les cultures et les individus, bien qu'il existe toujours un certain tronc commun. On peut rapprocher ce concept dans notre cas d'étude de celui de l'intimité. On n'est pas intime avec une personne de la même manière qu'avec une autre et même pour une même personne selon le sujet. Il s'agit vraiment de centrer la partie diffusion des informations et ciblage de celles-ci.

La vie privée est également une notion impliquant celle de « respect de la vie privée » qui fait partie des notions plus générales de propriété privée et de bonnes mœurs.

La distinction est très ancienne puisque Aristote faisait la distinction entre la sphère publique polis et la sphère privée oikos. Elle apparaît dans le droit positif civil avec les questions de vues sur le fonds du voisin, de pudeur, de clôture, et aussi dans le droit pénal avec des notions comme le secret de la correspondance, le secret professionnel, la violation de domicile ou la diffamation.

Elle est mentionnée dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, et, pour l'Europe, par la Convention européenne qui en reprend les grands principes.

1. Le problème du Je n'ai rien à cacher

Quand on voit les menaces à l'encontre de la vie privée avec les scandales des révélations des de la NSA, du programme PRISM, etc. on trouve parmi les réactions des gens qui ne semblent pas gênés par cela. Leur argument ultime est : Je n'ai rien à cacher. Voyons ce que cela implique, en montrant l'importance de la vie privée.

Tout d'abord retournons l'argument : Si vous n'avez rien à cacher vous n'avez rien à craindre peut devenir Si vous avez quelque chose à cacher, vous avez quelque chose à craindre et donc vous êtes potentiellement dangereux. En extrapolant, cela implique que si cette logique se concrétise, il deviendra illégal de cacher des choses puisque ce sera forcément quelque chose de répréhensible. Donc seul les hors-la-lois auront droit à une vie privée.

De plus, même sans en arriver à de telles fins, cette logique comporte des risques, comme l'agrégation : le principe est de recouper des informations. Même s'il n'y a que des informations sans risque ou de faible importance qui sont récupérées, en les groupant vous pouvez être en danger même si vous n'avez rien fait. Un exemple : Vous êtes un journaliste et vous achetez un livre sur la méthamphétamine pour pouvoir écrire un article. Plus tard, vous rénovez votre maison et achetez des produits qui entrent dans la composition de la méthamphétamine. Vous êtes donc un dealer de méthamphétamine. C'est un hasard, une mauvaise interprétation mais d'un point de vue extérieur, c'est le plus évident ; vous ne pouvez rien y faire bien que vous n'ayez rien commis d'illégal. Bien entendu, ce point est plus pertinent quand vous l'appliquez par exemple aux écoutes de la NSA, mais Facebook est une source d'information énorme pour eux. Alors autant ne pas leur faciliter le travail ni cautionner cette évolution de la société.

2. Perte de contrôle

En publiant sur Facebook, chacun perd le contrôle de ce qu’il publie. Quelles que soient les options que vous cochez aujourd'hui (avec l’illusion de protéger votre vie privée), chaque fois que vous publiez quelque chose, vous remettez aux mains de Facebook vos données. En effet, vous ne savez pas, dans un an, ou même dans trois mois, comment Facebook va décider de changer ses paramètres. De toute façon, ils en ont le pouvoir, car ils ont vos données. Les fichiers sont stockés sur les serveurs de Facebook (où la loi française ne s’applique pas, faut-il le rappeler), les logs sont chez Facebook. Vos conversations de chat ? Enregistrées chez Facebook. Toutes vos photos ? À quelques clics près visibles par n’importe qui en charge à Facebook.

3. Logique du tout public

Comme le dirigeant M. Zuckerberg l’a répété plusieurs fois, il veut que par défaut, tout soit public. Et quand on observe les comportements sur le site, on s’aperçoit que la plupart des gens publient beaucoup, beaucoup trop. Des photos très personnelles, voire même des photos d’autres personnes (sans forcément demander leur autorisation). Et ce n’est pas juste ma génération d’insouciants étudiants qui ne pensent pas aux conséquences... Je vois aussi des adultes publier fréquemment des photos de leurs bambins.

Dans quel monde vivront-ils ? Eux qui, à peine nés, ont leur photo envoyées aux États-Unis pour être publiée et partagée (potentiellement) dans le monde entier. Ou avec 150 « amis » et les 150×150 amis d’amis, etc. C’est la même chose. Avec tous ces appareils portables : des photos et des vidéos tout le temps, avec en prime la géolocalisation. Tout ça, public par défaut. Il n’y aura plus l’action de « publier », cet acte profondément social, ce geste de communiquer au-delà de son cercle de connaissance et de créer des liens. Publier pour une audience, dans l’espace et dans le temps. Non, il n’y aura plus cet acte autonome, réfléchi, conscient. Tout sera public par défaut et à jamais chez Facebook. Ce sera la norme absolue, le réflexe inné, l’action qu’on ne remet pas en question sans accomplir un effort intellectuel important qui consiste à dépasser les normes de son temps et de sa société.

Et la pression sociale sera telle que l’autonomie des individus sera quasiment nulle. Quelle liberté aura-t-on ? Dans un monde où on ne peut rien cacher, ne pas avoir de secret, ne pas avoir de sphère privée ? Où le passage dans la sphère publique est continuel, forcé par des entreprises (Facebook et ses partenaires) et par les autres individus qui alimentent le système central ?

Récapitulons : vos amis (c’est à dire n’importe quel internaute qui fait semblant de s’intéresser à votre petite personne, bien comme mal intentionné, voulant faire votre connaissance ou simplement vous vendre plein de produits) pourront avoir accès à vos habitudes de consommation à travers toute votre vie, vos habitudes de vie, de culture ... C’est ça la démocratie et la liberté d’opinion, de parole, et même la liberté tout court ?

4. Glissement vers une dictature

Facebook est en train de devenir un outil tellement essentiel à notre vie en ligne que ne plus avoir de compte Facebook peut faire penser au bannissement antique.

Il y a deux mois, le profil de Didier Lestrade a été fermé. Il a probablement partagé un homme nu de trop avec ses amis, il a peut-être été dénoncé par des folles jalouses, un assistant de Delanoë qui voulait venger son maître ou des membres d’une secte chrétienne quelconque qui n'ont toujours pas digéré Act Up et le coup du préservatif rose sur l'obélisque. Who knows... Les robots de Facebook ont mis son compte hors ligne sans qu’on sache pourquoi. Plus d’amis, plus de photos, plus de liens : Didier a simplement disparu du net.

Adieu Didier. Après des e-mails de protestation d’un peu tout le monde, son compte a été rouvert, on ne sait ni pourquoi ni par qui, mais ça a été une sacrée leçon.

De plus en plus de gens sont ainsi bannis tous les jours, pour un mot de travers, une photo malvenue, ou parce qu’ils ont été dénoncés par des gens malintentionnés. On parle beaucoup de ces groupes intégristes qui font fermer les pages et les profils des laïcs et des progressistes dans le monde arabe ; ou encore des chrétiens intégristes qui sonnent l’alarme de Facebook contre leurs ennemis, qu’ils soient pour la liberté de l’avortement ou le mariage des couples de même sexe. Un robot reçoit des messages, il ferme le compte, et ensuite tout dépend du bon vouloir d’un employé de Facebook, qui ne parle pas forcément votre langue, et qui suit des règles qui sont tout sauf évidentes.

Facebook est en train de devenir un morceau essentiel de notre socialisation en ligne, mais nos données personnelles, notre sécurité en ligne et notre existence sociale sur Internet dépendent de dénonciations incontrôlables, de robots sans âme qui voient de la nudité partout ou de petites mains lointaines contres lesquels il n’y a aucun recours. Une dictature, c’est un endroit où des gens que vous ne connaissez pas peuvent vous priver de liberté et de vie sociale sans raison, à tout moment. C’est exactement ce qu’est Facebook : une entreprise à but lucratif qui peut vous bannir à tout moment, sans raison claire, et sans recours. On n’a aucun moyen de récupérer la vie en ligne si Facebook décide, pour une raison ou une autre, de nous couper de nos amis, de confisquer nos photos et nos liens. Pas un juge, pas un policier, pas un élu n’a le moyen de nous aider.

Les gens qui militent pour la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice et les libertés publiques dans leur pays acceptent d’être traités comme les sujets d’une dictature obscurantiste juste parce que c’est cool, que le logo bleu est impeccable et que la Californie est un État sympa et ensoleillé, et que Facebook c’est vraiment trop moderne.

IV. Conclusion

Au regard de ce qui à été précédemment montré, on peut voir que Facebook est une société qui sous couvert de proposer un service gratuit et apparemment inoffensif voire presque d'utilité publique, fait tout son possible pour s'immiscer dans la vie du plus grand nombre (et même des non inscrits) et pour essayer de se rendre indispensable. L'objectif est évidemment d'engranger le plus d'informations possible sur le plus grand nombre dans le but les marchander.

A ce titre, le site est un danger majeur pour la vie privée. Vous n'avez plus aucun contrôle sur vos données ni sur qui peut offrir des informations sur vous à Facebook. Et l'illusion de contrôle offerte par les options de visibilité ne sert qu'à masquer le fait que de toute façon ces données sont stockées sur les serveurs de Facebook et qu'ils en ont légalement la propriété. Absolument rien ne les empêche de les diffuser à qui que ce soit - principalement des publicitaires, évidemment - mais aussi à des gouvernements cherchant à traquer le opposants politiques. De plus, si une information n'est pas publique aujourd'hui, rien ne les empêche de changer leur politique de confidentialité du jour au lendemain comme le récent passage au tout public par défaut le prouve. Ce faisant, le site remet en question la liberté d'expression, par l'autocensure des utilisateurs, l'uniformisation de la société et ouvre la porte à une société pouvant se rapprocher d'un 1984 de G. Orwell. Il s'agit apparemment d'une évolution générale de la société, opéré dans l'ombre. Qui, à l'heure actuelle, a entendu parler de la toute récente loi de programmation militaire, autorisant n'importe quel fonctionnaire des ministères de l'Intérieur, de l'Économie et du Budget à récupérer des données privées de n'importe quel citoyen sans aucune autorisation du pouvoir judiciaire ?

Un autre point dangereux est la centralisation du réseau. Facebook est au même titre que les médias traditionnels (journaux, télévision, radio, etc.) un média centralisé. Certes n'importe qui peut poster sur Facebook. Néanmoins tout le pouvoir de contrôle / censure revient à Facebook. Le site peut à ce titre exercer un formidable pouvoir de propagande, censure, de contrôle et de manipulation en utilisant le support qu'est Internet alors même que ce dernier avait été conçu de manière décentralisée pour justement éviter ce genre de problèmes. De plus, ce pouvoir ne s'arrête pas aux frontières du site lui-même, puisque Facebook est présent sur un gigantesque nombre de sites qui l'utilisent pour l'identification de leurs utilisateurs et / ou l'intègrent d'une façon ou d'une autre.


YouTube − Vers un « durcissement » des CGU ? Par adrien_s, le 12 Décembre 2013 20:33:28

Tags : internetweblibertéinformatiquecopyright


Google vient de changer les conditions d'utilisation de son service YouTube, ce qui a provoqué de vives réactions ici et là (et quoi de plus normal de s'inquiéter).

Oui, maintenant, le moindre extrait « ©opyrighté » − morceau de film de 3 secondes pour faire une critique cinéma comme l'excellent Fossoyeur de Films, jeux vidéos comme Bob Lennon & TheFantasio974 ou encore le Joueur du Grenier et son comparse Seb du Grenier, Matthieu Sommet et Antoine Daniel pour le review de vidéos YouTube (on sait jamais) et j'en passe − et YouTube peut automatiquement au choix supprimer la bande son (et vous vous retrouvez alors avec une pâle copie de The Artist mais sans Jean Dujardin), virer la monétisation pour ceux qui en vivent (JdG, Bob Lennon…), voire virer la vidéo, sans la moindre alerte de leur part. En conservant à l'esprit qu'au bout de la troisième « réprimande » (bouhouhou, le vilain bébé qui fait bobo à Papa ©opyright), YouTube ferme le compte litigeux sans préavis (direct, comme ça, un beau jour vous vous connectez et paf, « votre compte a été clôturé pour cause d'atteintes répétées au droits d'auteur ») les chaînes YouTube vont vite tomber comme des mouches.

Bon déjà, premier point : il faut garder une chose à l'esprit, c'est que YouTube est un service appartenant à Google. Google est une entreprise américaine, et en tant que telle, elle est soumise aux lobbies, sacro-saintes industries de la culture (qui n'ont de culturel que le nom), et bien entendu aux Patriot Act et Digital Millenium Copyright Act (oui, ils se la pètent pas mal).

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce n'est pas juste YouTube qui est devenu intolérant. C'est les gouvernements et les entreprises toutes puissantes qui gagnent de plus en plus de pouvoir et grignotent chaque jour un peu plus de vos libertés pour les transformer en pouvoir ou argent (voire les deux à la fois).
Vous connaissez l'allégorie de la grenouille ? Non ?
Ben c'est exactement ça : ils montent petit à petit le feu, tout doucement, sans que vous vous en rendiez compte. Et un beau jour vous vous réveillez, ébouillanté (c'est une image, hein, allez pas dormir dans une casserole pour illustrer mon propos ^^ ).

Il faut se défendre pour conserver nos libertés et un Internet Libre et Décentralisé comme il l'était à l'origine et comme il aurait dû toujours rester.
Et il faut agir. Et le plus vite possible.
Fuyez ces grandes entreprises qui veulent tout centraliser, tout aseptiser, tout régenter, tout monétiser, tout organiser. Le mieux reste d'avoir son propre site, sa propre plateforme (genre blog, etc), et privilégier les outils libres dont le code est public et qui est donc beaucoup plus difficile à corrompre (car n'importe qui ayant un accès en écriture peut le corriger, et il faudrait donc corrompre tout un tas de personnes, souvent à travers plein de pays dans le monde, à l'image de la distribution GNU/Linux Debian).

Skype ? Je dis Mumble, voire serveur XMPP, voire même e-mail.
Facebook ? Un blog.
Twitter ? Shaarli, un outil que j'utillise depuis quelques mois et qui est simple et génial en même temps.
Windows ? GNU/Linux. Oui, c'est différent. Mais si vous souhaitez réellement vous mettre à l'informatique, il n'y a pas meilleur choix. Vous pouvez très bien commencer par quelque chose de simple comme Ubuntu, Fedora ou directement par l'une des meilleures Debian. De plus, il y a la plupart du temps autour de chaque distribution une communauté active de personnes prête à vous aider en cas de souci (sous réserve que vous les traitiez avec le respect qui leur est dû, il ne sont pas payés pour ce qu'ils font, ayez ça en tête). Utilisez un hébergeur associatif comme mailoo.org pour vos e-mails, voire carrément votre propre serveur − ça n'est pas très compliqué, juste un peu long au début −, ça évitera à vos e-mails d'être ouvert par la NSA (et encore…)

Pour les vidéos, pourquoi ne pas monter votre propre site (ou demander à un développeur web/webmaster, c'est leur job et moyennant sous vous aurez un truc sympa) ? Vous restez maître de votre contenu, et vous pouvez diffuser l'adresse partout sur le Web pour qu'on vienne vous voir.

Je mettrai sans doute en ligne des tutos pour ces divers sujets tous très intéressants.

Quoi qu'il en soit, le message est : « ne soyez pas passif ! Soyez acteur de votre vie numérique ! Internet est né libre et décentralisé, et c'est la meilleure possibilité d'échange pour tout un chacun. Ne laissez pas des entreprises sans scrupules et des gouvernements assoiffés de contrôle absolu vous bouffer vos libertés sans rien dire. Réagissez bordel !! »

[edit] Voici une page intéressante avec quelques alternatives à YouTube


Des news et des images Par adrien_s, le 28 Mars 2014 22:55:03

Tags : internetnewsdoctorWho3Dwebprojetsimages


Salut à tous !

Bon, je n'ai pas écrit grand chose dernièrement. En fait, j'ai pas trop d'inspiration en ce moment, et à vrai dire je n'ai pas vraiment eu le temps.

Sinon, j'ai une bonne nouvelle : j'ai (enfin) décidé de poser mes images que je fais avec mes petits doigts sur deviantArt :)

C'est par ici que ça se passe :)


HeartBleed : Qu'est-ce que c'est ? Par adrien_s, le 09 Avril 2014 13:48:43

Tags : newssiteinformatiqueévénementinternetespionnagegroumpflogicielLibreserveurwebsécuritéactu


Vous avez peut-être entendu parler d'HeartBleed, peut-être pas.
Il s'agit d'une faille qui a été découverte dans l'implémentation d'OpenSSL qui permet notamment d'avoir accès à des portions de mémoire du serveur.

OpenSSL ?

Il s'agit d'une boîte à outils logicielle qui est notamment utilisée pour la gestion des certificats de sécurité et des connexion en SSL/TLS (https par exemple, mais aussi IMAPS / SMTPS pour les emails passants par SSL/TLS).

Pourquoi HeartBleed ? C'est quoi ?

Il se trouve que cette faille touche l'extension HeartBeat d'OpenSSL. Cette faille permet à une machine quelconque de lire et d'écrire des portions de mémoire (64 ko par heartbeat) sur le serveur, sans autorisation préalable et sans laisser aucune trace.

C'est donc une faille très importante qui a été découverte.

Que faut-il faire ?

Tout d'abord mettre à jour OpenSSL (à la version 1.0.1g) pour bénéficier du correctif.
Ensuite, il faut regénérer des certificats SSL par précaution (quelqu'un vous a déjà peut-être volé les vôtres, moi je me fais attaquer tous les jours par des chinois alors bon…) car cette faille permet de récupérer les clés privées des certificats SSL générés.

Concernant ArtSoftWare ?

Concernant mes serveurs, j'ai effectué la mise à jour et surtout regénéré mes certificats.

Il vous faudra donc réimporter le nouveau certificat racine — que je devais de toute façon mettre à jour sous peu — pour pouvoir à nouveau utiliser l'interface HTTPS.

Bonne mise à jour :)


Sources :
Heartbeat.com
LinuxFR
Wikipédia


Bash c'est génial Par adrien_s, le 13 Juin 2014 01:28:59

Tags : newsircdoItYourselfprojetsgitweblogicielinternetdéveloppementbashIsMagic


Je participe à un canal IRC (bon c'est un peu moi qui l'ait ouvert, et qui l'administre m'enfin) depuis quelques semaines, et j'avais pensé mettre un "bot" (client autonome) pour faciliter la gestion dudit canal — et pour animer aussi, notre mascotte étant un personnage relativement bourré ^^.

J'avais trouvé un logiciel sympa à utiliser (à première vue du moins) qui s'appelle Supybot.

Supybot est codé en python. Il a à sa disposition plein de plugins qui permettent de faire un peu ce que l'on veut.

Premier bémol : il est possible d'imbriquer des commandes (envoyer le résultat d'une commande comme argument d'une autre), mais impossible en revanche de les enchaîner (genre commande a puis commande b, tout ca en une fois), ce qui m'aurai permis pas mal de choses utiles.

Soit.

Deuxième bémol : le support. J'ai bien tenté de demander conseil sur le canal irc dédié (#supybot), mais apparemment supybot est en fait assez vieux et semble-t-il plus vraiment maintenu. J'ai donc testé un « fork » censé être plus à jour et avoir plus de fonctionnalités (mais toujours point trace de chaînage de commande, hélas…) mais il m'aurait fallu refaire toute ma config (flemme intersidérale ^^).

J'ai laissé traîner quelques jours.

Et là, l'envie m'a pris de tester un truc en bash (la plupart de mes progs utiles que je code commencent comme ça ^^), et j'ai fini par commencer un bot complet en bash, de zéro, en potassant la RFC 1459 qui décrit le protocole complet d'IRC. Plus de 30 commits en moins de 24 heures :þ.

Oui, je suis fou dans ma tête. Mais justement, les RFC sont là pour ça, et DoItYourself, comme toujours — et c'est pas comme si le protocole d'IRC était super compliqué non plus — et là au moins j'ai du chaînage de commande à gogo. J'ai un bot scriptable à volonté, vu qu'il est en bash.

Et non, c'est pas juste un gros fichier imbitable (je te vois venir, toi au fond. Oui, toi, avec la troll face). La commande "source" — l'équivalent d'un « include » en shell, ce qui permet en gros de séparer le code en le groupant par catégorie dans des fichiers différents — c'est fait pour ça ^^ Et vous connaissez beaucoup d'applications natives (pas appweb hein, native genre votre natigateur, votre gestionnaire de fichiers etc) dont vous pouvez modifier le code sans devoir recompiler, et que vous pouvez recharger à la volée pour intégrer les modifications sans même avoir à relancer l'appli pour les prendre en compte ?

Pas moi en tout cas. Et pourtant j'ai bossé sur des applis web en java qui pour une simple ligne de code demandaient une compilation complète + stoppage du serveur + installation de la nouvelle version de l'appli sur le serveur + relancement du serveur + attente que les dieux de l'informatique veuillent bien que cette connerie d'Éclipse arrête de planter heu, que ça démarre.

Oh, et si vous voulez y jeter un œil, c'est par ici.


La politesse Par adrien_s, le 31 Juillet 2016 21:39:07

Tags : groumpfinternetrespectnétiquette


Salut tout le monde !

Un truc qui me fait super chier.

Les gens qui viennent sur un outil d'instant messaging, vous envoient un message, et s'agacent si vous ne répondez pas dans les 10 secondes sous prétexte que c'est de l'instant messaging. Sauf que instant messaging ne veut pas dire que la réponse doit être instantanée mais bien que le transfert du message s'effectue instantanément. Autrement dit, les gens vous répondront quand ils le voudront et/ou le pourront, pas nécessairement dans les dix secondes. Gardez à l'esprit que les gens ont une vie :)

D'ailleurs il y a tout un lot de règles de politesse qui a tendance à beaucoup se perdre, qu'on appelle la nétiquette. Sérieusement, respectez les autres. C'est la moindre des choses.


Creepypastas Par adrien_s, le 02 Août 2016 13:48:43

Tags : internetlecturecreepypastatrucsAstuces


Salut tout le monde :)

J'adore les creepypastas. J'en lis souvent, dès que j'en ai sous la main en fait. En général je les récupère pour la plupart, ils en ont des tonnes et il en sort très régulièrement, sur plein de thèmes différents.

Voila quelques-unes de mes préférées :

Bonne lecture à tous ;)


Merci CloudFlare ! Par Électron, le 25 Février 2017 11:26:09

Tags : groumpfinformatiqueinternetnewssécuritétrucsAstucesutile


Salut à tous !

Comme vous le savez peut-être, des gens chez Google ont découvert une très ennuyeuse faille de sécurité chez CloudFlare, qui est utilisé par pas mal de sites web entres autres pour sa protection DDoS.
Le problème en question est que tout ce qui est passé par CloudFlare entre le 22 septembre dernier et vendredi dernier — oui, mots de passe envoyés pour la connexion à un site web compris — a pu fuiter sur le web.
En fait d'après ceux qui ont trouvé ce problème sont tombés sur plein de choses différentes au passage : des messages complets, des mots de passe, des bout de vidéos… bref c'est vraiment la fuite. (Non, mettre les couches de grand-père à CloudFlare ne marchera pas ! :P )

D'ailleurs les moteurs de recherche tels que Google, Bing, Yahoo et j'en passe ne se sont pas privés de ramasser tout ceci dans leurs caches — qui a dû être nettoyé, mais il reste probablement des choses non encore découvertes.

Une première liste de sites web potentiellement touchés a été constituée, pour pouvoir constater l'étendue des dégâts.

Bon, apparemment le souci est désormais corrigé donc par sécurité, il vaut mieux changer tous vos mots de passes sur les sites incriminés, que vous pouvez tester ici si vous n'êtes pas sûrs qu'ils passent par CloudFlare.
N'oubliez pas de les changer ailleurs aussi, si vous réutilisez vos mots de passe.

Si vous êtes comme moi sous Linux et utilisez firefox, celui-ci permet d'enregistrer - sous une forme chiffrée — vos logins/mdp, avec l'URL d'accès dans le fichier logins.json se trouvant dans le dossier de votre profil (sous Linux, généralement cela se trouve dans .mozilla/firefox/[nom bizarre].default/ depuis votre répertoire HOME).

Pour savoir si un site est derrière Cloudflare, il suffit de faire un curl -sI URL (-I demandant à n'avoir que les en-têtes de connexion, pas les données de la page elle-même), si « server: cloudflare-nginx » apparaît, alors le site passe par CloudFlare.

Nous pouvons utiliser ce fichier pour créer une liste d'URLs à tester, en faisant une petite boucle en shell qui utilise curl pour détecter l'en-tête dont je viens de vous parler.

La commande est certes un peu indigeste, mais fonctionne très bien :)

egrep -o '"hostname":"[^"]*"' logins.json |\
cut -d':' -f2- |\
tr -d '"' |\
sort -u |\
while read url; do
  if [ $(curl -sI $url -m 10|egrep -i 'cloudflare'|wc -l) -gt 0 ]; then
    echo -ne "\x1B[0K" >&2;
    echo "CL: $url";
  else 
    echo -ne "Testing $url\x1B[0K\x1B[1G" >&2;
  fi;
done |\
tee ~/cl_list.txt

Elle va récupérer la liste de tout ce qui ressemble à une URL dans le fichier, la met en forme en retirant ce qui est autour, et les teste une par une. Si l'en-tête est trouvé, une ligne « CF: [url] » est écrite sur le terminal et dans le fichier cl_list.txt dans votre répertoire HOME.

Bon courage !